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mardi 28 octobre 2014

Adorable photos of parents meeting their babies for the first time

Dans à peu près 4 mois, ça va être notre tour. ENFIN.

Ce sont de magnifiques photos. J'ai eu un frisson et versé une petite larme. Je vais avoir attendu et espéré ce moment-là pendant presque 3 ans (plus de 2 ans d'essais + la grossesse).

J'ai tellement hâte de rencontrer mon petit miracle.

http://aplus.com/a/meeting-babies-first-time


mercredi 3 octobre 2012

Ma montée de lait : les AVAC et tout le reste

Ça mange quoi en hiver, un AVAC? C'est un accouchement vaginal après césarienne.

Introduction et raison de ma montée de lait : De nos jours, les mamans, on se fait tellement juger. Sur tout. Sur chaque mot, chaque geste, chaque biberon, T-O-U-T. C'est tellement épuisant.

Si on mange trop pendant la grossesse on exagère, si on ne mange pas assez on ne pense pas au bébé. Si on boit un verre de vin on est une future mère indigne, si on n'en boit pas on est une puritaine qui exagère et qui prend tout à la lettre. Si on mange ce qu'on veut on ne fait pas attention, si on évite la viande rouge, les fromages au lait cru et les sushis on est des maniaques. Si on accouche naturellement mais avec une épidurale on est des petites natures, si on ne la prend pas on est masochistes ou hippies. Si on accouche naturellement un cas de siège on met le bébé en danger, si on a une césarienne on n'est pas une vraie femme comme dans le temps. Si on allaite c'est bien mais pas en public! Si on n'allaite pas, on ne fait pas ce qu'il y a de mieux pour nos enfants. Si on allaite 2 mois c'est pas assez, si on allaite 18 mois c'est vraiment trop et malsain! Si on leur donne de la purée achetée on est paresseuses et c'est mauvais pour leur santé, mais si on fait nos purées maison on passe pour des «Bobos» prétentieuses et «péteuses de broue». Si nos enfants sont propres à 2 ans c'est vraiment trop tôt, on a sûrement scrapé leur estime de soi en les forçant, mais si nos enfants ont encore des couches à 3 ans, ils sont sûrement paresseux. Si nos enfants sont sages comme des images on les a sûrement empêchés d'exprimer leur créativité, mais s'ils font les fous et exigent l'attention des adultes ils sont mal élevés. Si on les fait vacciner on contribue à l'épidémie mondiale de cancer et autres maladies en détruisant leur système immunitaire à grands coups de bouteilles de purel, si on ne les fait pas vacciner on est responsable du retour en force de la coqueluche.

Est-ce que j'ai vraiment besoin de continuer? C'est insupportable.

Et vous voulez savoir le pire? C'est quand on reçoit ces reproches de la part de ceux qui n'ont pas d'enfants.

Je voudrais pas être impolie là, mais sérieux, et je me permet de citer Patrick Huard, FERMEZ VOS YEULES.



Quand on sait pas de quoi on parle, on ferme sa yeule.

Et quand on a pas eu de césarienne, on ne dit pas à une maman qu'elle n'a pas «vraiment» accouché, comme les femmes dans le temps, comme les femmes de cro magnon.

Premièrement, les femmes dans le temps, elles avaient une espérance de vie de 35 ans. Calculez-le comme vous voulez, mais c'est clair qu'un cas de siège en accouchement naturel, ça devait tuer une maman sur deux, si ce n'est pas davantage.

Deuxièmement, pour les femmes de cro magnon, ça devait être encore pire. Tout ce qu'elles avaient pour se soigner c'est des plantes pis des shamans. Entre une tisane de framboisier pis une incantation sous une quelconque boucane d'encens de tilleul pour demander au grand esprit des ours de sauver l'enfant (et non pas la mère, évidemment) il devait y avoir un taux de succès assez minime pour ce genre de naissance.

Alors quand une femme ose me dire que moi, qui ai porté mon gars, mon bébé de 9 livres et 15 onces, pendant 39 semaines et demi, et qui l'a mis au monde, qui l'a aimé, qui l'a allaité, nourri, cajolé, consolé, éduqué, élevé, que moi je ne suis pas une vraie mère qui a eu un vrai accouchement... sérieux, FERME TA YEULE. SURTOUT si tu n'as pas eu d'enfant.

Et quand on ne sait pas de quoi on parle, on ne dit pas à la dite maman qu'elle devrait vraiment tenter un AVAC, pour son prochain bébé, parce que tsé, ça lui donnerait l'opportunité de vivre une VRAIE naissance.

Un accouchement, c'est terrifiant. Toutes les mamans le savent. Toutes les mères ont toute mon admiration.

Une césarienne, je m'excuse mais c'est terrifiant aussi. Une anesthésie presque générale, qui en moins de 2 secondes fait disparaître les sensations de 80% de ton corps, c'est surréel et très épeurant. Une coupure de 20 cm dans ton ventre, ta peau et tes muscles, c'est complètement hallucinant.  Ne pas être capable de marcher pendant 1 mois par la suite, c'est très difficile. Mais tsé, c'est pas VRAIMENT un accouchement.


Est-ce qu'on oserait dire à un malade qui a un pacemaker qu'il est pas vraiment malade du coeur, parce que «dans le temps» il serait juste mort pis ça serait plate de même? Je ne crois pas.

Dirait-on aux malades du cancer qu'ils sont faibles car dans le fond, la chimio, c'est pas naturel, pis ils ne devraient pas vivre si on vivait encore «dans le temps»? Je ne crois pas.

Ce sont ces avancements de la médecin qui permettent à l'espérance de vie de monter. Comme la césarienne permet de sauver la vie de millions de bébés et de mamans.

Pourquoi la césarienne est-elle autant stigmatisée?

Je suis d'accord que les femmes qui demandent une césarienne par simple peur de l'accouchement naturel ne devraient pas le faire. Choisir d'avoir un enfant, c'est choisir d'accoucher. Par contre, quand une condition médicale l'exige (par exemple, un bébé de 10 livres en position de siège dans un bassin trop étroit pour lui permettre de passer sans tuer sa mère), je crois qu'on devrait s'informer avant de juger.

Et si la maman a peur de tenter un AVAC, parce qu'elle n'a pas envie de risquer sa vie, de déchirer sa cicatrice de 20 cm sur le ventre et sur ses muscles, qui lui fait encore mal après 3 ans, parce qu'elle a peur de pousser pendant 36h pour finalement entendre un médecin lui dire «Ça ne marchera pas et le bébé est en détresse, on va faire une césarienne d'urgence», parce qu'elle veut mettre toutes les chances dans la survie de son bébé, si à cause de tout ça, elle ne souhaite pas tenter un AVAC, peut-on lui dire qu'elle sera une bonne maman pareil?


jeudi 16 août 2012

L'aventure, ou comment on fait les bébés

Aux mamans, aux futures mamans, à celles qui essaient de devenir mamans : avez-vous des trucs pour trouver votre ovulation? Utilisez-vous des courbes de température comme celle de Mamanandco? Utilisez-vous des applications sur votre iPhone ou Android pour cibler votre période de fertilité? Ou vous laissez-vous guider par vos «feelings»?

De mon côté, j'ai un peu testé tout ça. Pour ma première grossesse, qui s'est transformée en fausse couche, c'était un peu un bébé-surprise. J'avais arrêté le condom, en me disant que «Si ça avait pris 5 ans à ma mère pour tomber enceinte, ça m'en prendrait bien 10 à moi!» quelle connerie... je suis tombée enceinte le premier mois. Celui où je venais de me trouver une nouvelle job. Stress, questionnements, insomnie = fausse couche. J'ai perdu mon bébé le matin même de mon embauche. Perdre un bébé, c'est déjà abominable. Perdre un bébé dans les toilettes de sa job, en cachette, en devant s'empêcher de pleurer, sans son conjoint, sans son médecin, et n'osant pas s'en aller à la maison parce que, bordel, c'est notre première journée! C'est plutôt pénible. Heureusement pour moi, bébé est parti vite, sans soucis, je n'ai pas eu besoin de curetage, et à part un «rush» d'hormones épouvantable qui a duré 12 jours, je n'ai pas eu trop de problèmes. J'ai pleuré ma vie en rentrant le soir à la maison, mais ma famille et mon copain étaient là pour moi.

Après ça, plus question d'attendre des mois, que ma situation soit stable avec mon emploi. Non, non, non. Une femme enceinte, c'est déjà instable. Une femme qui vient de faire une fausse couche, c'est une montagne d'hormones à «high». Mon corps croyait encore que j'étais enceinte, et mon cerveau avait beaucoup de misère à assimiler le contraire. J'ai développé une phobie des fausses couches. Je me suis imaginé le pire : les fausses couches à répétition, incapacité de garder un bébé, grossesses extra-utérines, mort intra-utérine, etc. J'avais tellement peur de ne plus jamais être capable de porter un bébé à terme. Et j'en voulais un TOUT DE SUITE.

Alors j'ai calculé ma courbe d'ovulation. Et dès que la période de fertilité s'est pointée, je me suis mise au travail. Mon copain était plus ou moins d'accord. Il trouvait qu'on aurait du attendre quelques mois. Après tout, lui aussi, il vivait un deuil. Une fausse couche, ce n'est pas le deuil d'un feotus. C'est le deuil d'un futur. De la vie de famille qu'on s'était imaginé la seconde où on a vu le petit « + » bleu sur le test en plastique. Kevin vivait ça différemment de moi. Moi, je voulais mon bébé. J'étais persuadée, dans une belle naïveté teintée d'hormones et de larmes, que mon bébé allait revenir, que l'âme de mon bébé serait la même que celui que j'avais porté et perdu, car je l'avais tellement aimé. Je l'avais déjà appelé Damien. Et quand je suis retombée enceinte, j'ai choisi à nouveau le même prénom.

Bref, 3 semaines après la fausse couche, ovulation. 10 jours plus tard : test positif. Kevin n'y croyait même pas. Il n'a presque pas eu de réaction quand je le lui ai annoncé. Ça m'avait vexée.

Cette grossesse s'est bien passée, et le 13 janvier 2010, mon fils, le plus beau miracle du monde, a vu le jour par césarienne, à l'hôpital de la Cité de la Santé à Laval.

Damien (1 mois) et maman - mars 2010

Je voulais attendre qu'il ait 2-3 ans avant de lui faire un petit frère ou une petite soeur. En janvier, nous avons retenté l'expérience. Mais maintenant, j'avais un iPhone! J'ai downloadé tout ce qui se faisait comme application de suivi de grossesse. J'ai obtenu la durée moyenne des mes cycles, évalué ma période de fertilité, etc. Et cette fois-ci, après 4 mois d'essai, toujours rien, sinon une amère déception à chaque début de règles. J'en suis restée un peu perplexe. Ça avait été si facile, les autres fois! Vous me direz : «Il y a des couples qui attendent parfois des années avant de pouvoir concevoir.» C'est vrai. Mais les 2 fois précédentes, ça avait marché du premier coup. L'humain est ainsi fait qu'il s'habitue rapidement à la facilité. J'étais contrariée.

Puis, sur un coup de tête, nous avons décidé d'acheter une maison. Changement de plans. Alors j'ai pris une pause-condom. Je ne voulais pas de bébé dans mon ventre pour un déménagement qui allait être éprouvant pour moi mais aussi pour Damien.

Maintenant, 2 mois après le déménagement, nous venons de reprendre les essais. Encore une fois, premier mois sans succès. Mais cette fois-ci, j'ai plus ou moins envie de faire une courbe d'ovulation ou de cibler ma période de fertilité. J'aurais plutôt tendance à laisser aller les choses d'elles-mêmes. Ne pas essayer de provoquer les choses. Ne pas angoisser. Ne pas m'en faire. Même si j'ai bien hâte, non : terriblement hâte, de tenir à nouveau un petit être si précieux dans mes bras, de le nourrir, l'allaiter, veiller sur lui ou elle.

J'aime à croire que la vie est bien faite, et qu'elle m'offrira cette petite grenouille pour bientôt, parce que c'est le bon moment, parce que mon bonheur serait complet.


samedi 28 janvier 2012

Ma meilleure amie

Ma grande amie, ma presque sœur, est tombée en congé de maternité hier! Elle donnera naissance à la petite Alice le 25 février prochain, si tout se déroule comme prévu. J'ai été la première de notre petit groupe de 3 grandes amies à avoir un enfant, il y a 2 ans. Chantal va maintenant vivre à son tour cette grande aventure. Je suis si heureuse pour elle et j'ai tellement hâte de rencontrer ma petite "nièce" Alice!

Bon, je sais, ce n'est pas ma soeur, alors sa fille ne sera pas ma nièce. Mais de nos jours, on a plus les grandes familles d'antan... moi, quand j'étais jeune, j'avais une bonne quinzaine d'oncles et de tantes. Mon fils? 2 tantes. C'est tout. Alors nos meilleurs amis, que nous voyons pratiquement toutes les semaines, sont devenus "Mononcle Guillaume", "Matante Chantal", "Matante Caro"... Après tout, ils sont comme de la famille eux aussi.

Ma soeur bénéficie tout de même du titre privilégié de "Tatie". Dans le coeur de mon fils, il n'y a qu'une tatie, et il n'y a personne qu'il aime davantage que sa tatie d'amour! (à part moi et mon chum, quand même...)

J'ai très hâte à dans un mois, quand je serai à mon tour "'Matante Annick"! :)